Au 18 quai du Port, la maison aux épais volets de bois s’élève sur deux étages.Elle fait face au pont Napoléon.

Quelques mètres, une petite place, la séparent du Tarn.

L’été touche à sa fin et le climat est encore doux. Shatta a toujours été sensible à la beauté des lieux.

Avec Bouli, elle n’hésite pas une seconde. «  J’étais persuadée qu’ici les enfants seraient heureux et bien soignés » dira t-elle des années plus tard.

Le 5 décembre 1939, la Maison ouvre enfin ses portes. Le maire, Roger Delthil accueille chaleureusement Bouli et Shatta Simon et leur équipe d’éclaireurs israélites.

A Moissac, la majorité des habitants n’a jamais « vu » de juifs.

La Maison recevra des dizaines et des dizaines d’enfants de tous horizons, orphelins, enfants  de déportés, enfants confiés par les mouvements juifs.

Les Moissagais savent tous que la Maison est juive (elle ne s’en cache nullement) pas un ne parlera, pas un ne dénoncera, bien au contraire ils aideront ces enfants.

Pas un enfant ne sera pris.

En 1943, la situation devient difficile et dangereuse, la maison est dissoute. En attendant des jours meilleurs les enfants seront cachés dans des familles, dans des couvents, partout ou l’on pourra les placer en sécurité. Après la guerre ils reviendront tous à Moissac.

Depuis cette époque, où qu’ils soient dans le monde, la Maison de Moissac est Leur Maison.

Max Wechsler nous a quitté

Il a rejoint le pays de ses rêves d’artiste ce mardi 12 mai. Il nous laisse une œuvre immense tant par la taille de ses tableaux que par la profondeur de son inspiration. 
Il a fait don de plusieurs de ses œuvres parmi les plus importantes au majH, le musée d’art et d’hitoire du Judaïsme.
En février 2018, Estelle Hemmami et Jean-Luc Becquaert l’avait rencontré dans son atelier parisien, dans le documentaire qu’ils ont rapporté, il parle de son œuvre et du rôle qu’a joué la maison de Moissac dans sa vie. 

Pour la célébration de Yom Ashoah, un lycée de Jérusalem a choisi de mettre en lumière la maison de Moissac et l’œuvre de Shatta et Bouli Simon.

Discours de Jean-claude Simon aux funérailles de Roger Fichtenberg

Le livre RESISTANCES JUIVES est disponible à la librairie du Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier, situé dans le quatrième arrondissement de Paris.

Retrouvez le dans notre bibliographie.

Il a fait l’objet d’une présentation publique à Moissac à laquelle a participé l’historien François Boulet, et de deux présentations à Paris, au café des Psaumes et au Mémorial de la Shoah.

La Dépêche du Midi lui a consacré deux articles.

Bernard Delpal en est le directeur scientifique.

Merci pour la belle matinée que nous avons vécue à Moissac dimanche dernier. Nous pensons à nos parents Charles et Gabrielle.

Maurice et Lucette Passeman - Enfants de Justes parmi les Nations de Valence d'Agen

Il n’y a qu’à Moissac que l’on peut faire se rencontrer une famille de témoins et des historiens…

Aziza Gril-Mariotte - Créatrice et programmatrice du lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon

“Le miracle oublié de Moissac“

“Garder la mémoire des Justes“

« Des Villes et des Justes », le colloque qui a marqué Moissac

“Moissac a sauvé 500 enfants juifs“

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