Il serait facile d’oublier. Et peut­-être cela ne changerait rien. A Moissac, des centaines d’enfants juifs ont pourtant été sauvés de la mort qui leur était promise dans les camps nazis. Emmenés par Shata et Bouli Simon, cadres éclaireurs israélites, des hommes et des femmes ordinaires ont caché ces enfants, fourni des faux papiers, créé des certificats de baptême… Tout le monde savait, personne ne les a dénoncés.

Ces Justes parmi les Nations ne cherchaient pas les honneurs, certains resteront anonymes, le nom de quelques uns est maintenant gravé dans la pierre de Yad- Vashem. Les “enfants juifs de Moissac“ ont grandi et se sont éparpillés à travers le monde, mais de même qu’ils s’étaient retrouvés pour le premier shabbath après la Libération, ils reviennent à Moissac pour la nostalgie et le souvenir de ceux à qui ils doivent de vivre.

“Moissac ville de Justes oubliée“ entretient ce lien par delà les mers et les années. Créée et animée par Jean­-Claude et Denise Simon, cette association a organisé un premier colloque au printemps 2013 et, avec le concours du Comité français pour Yad­Vashem, a œuvré pour que la promenade située au pied du Moulin de Moissac s’appelle Esplanade des Justes parmi les Nations. A l’occasion du soixante­dixième anniversaire de la libération de Moissac, le 20 août 2014, grâce au Comité français pour Yad- Vashem et à son président d’alors, Jean­-Raphaël Hirsch, deux Justes parmi les Nations ont été nommés. L’association participe par ailleurs à la traduction en hébreu du livre de Catherine Lewertowski, et à la publication de “Moissac un nouveau Chambon“ de François Boulet.

En mai 2016, des rencontres, « Des villes et des Justes » ont été organisées autour d’un colloqie dirigé par Bernard Delpal. Elles ont réuni historiens et témoins de Dieulefit, le Chambon-sur-Lignon et bien sûr Moissac, trois villes qui avaient préféré la vie à la barbarie. Serge et Beate Klarsfeld étaient là, Jean-Claude Grumberg aussi pour évoquer sa carrière théâtrale. ce fut l’occasion de nommer officellement quatre nouveaux Justes parmi les Nations.

Ajourd’hui dix moissagais et moissagaises sont reconnus Justes. Dix parmi d’autres, de Valence d’Agen, de Castalsarrasin ou ailleurs dans le département. Dix parmi ceux dont le nom ne sera gravé nulle part parce qu’ils n’ont fait que suivre leur conscience et leur dignité. Grâce à eux aujourd’hui le nom de Moissac rayonne au-delà de ses murs, au Luxembourg bientôt qui figure parmi les projets de l’association.

Des projets que nous voulons comme un fanal, un signe adressé aux générations futures, parce qu’il serait facile d’oublier. Et parce que sauver une vie, c’est sauver l’Humanité.

 

Président de Moissac ville de Justes oubliée : Jean-Claude Simon
Vice-président : Jean-Yves Laneurie
Secrétaire : Albert Perelman
Trésorière : Denise Simon

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Lagarosse
82190 BRASSAC

Le nom « Moissac ville de Justes oubliée » est une marque déposée.

Crédit photos : Philippe Marchesi, Michel Namias, Paul Miloche, Jean-Luc Becquaert, Antoine Caceres, Maryse Martinet, Franck Banner, Michel Grezels, collection Simon.

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Assemblée générale du 12 janvier 2017

27 personnes étaient présentes et 23 s'étaient fait représenter. Les différents rapports présentés par Denise et Jean-Claude Simon ont été approuvés à l'unanimité. JC Simon a fait un compte rendu détaillé des retombées médiatiques du colloque "des villes et des...

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