Heide Marie Voigt nous a dressé ce message en allemand. En voici la traduction.

Entre 1939 et 1943 Shatta et Bouli Simon ont dirigé à Moissac une maison dans laquelle 80 ou 120, ou peut-être davantage d’enfants et d’adolescents ont vécu. Ils n’étaient pas accompagnés de leurs parents dont ils savaient qu’ils étaient dans des camps ou dont parfois ils n’avaient même aucune nouvelle…

En 1942 commencent les premières rafles et tous ces jeunes doivent alors se réfugier dans d’autres lieux.

Tous les enfants sont cachés sous de fausses identités.

« Quoi qu’il puisse arriver, vous ne serez jamais seuls, nous vous donnons rendez-vous le premier shabbat qui suivra la Libération… et gare à celui qui arrivera en retard au premier service ! », leur dira Bouli lors du dernier vendredi passé avec eux.

En septembre 1944ils arrivent tous, en bus, en train, en voiture, en stop ! AUCUN ENFANT ne manque.

C’est en 2016, sur le chemin de Compostelle que j’ai appris l’existence de cette histoire. Histoire aujourd’hui encore d’actualité car l’action et le message de Shatta et Bouli sont exemplaires et sont un modèle pour tous.

Heide Matie Voigt participe à des rencontres à des rencontres organisées dans le cadre du programme à la mémoire des victimes du nazisme. Elle y apporte ce témoignage.