La Maison des Enfants de Moissac s’expose à Luxembourg

A l’initiative de l’association Memoshoah, une exposition consacrée à la Maison des Enfants juifs de Moissac a été inaugurée le 28 février au centre culturel Neimënster à Luxembourg.

François Boulet et jean-Claude Simon ont ensuite donné une conférence sur la Maison de Moissac et les conditions qui ont permis aux enfants de traverser la guerre malgré l’occupation de la France par les Nazis.

A cette occasion Radio 100,7 a diffusé une interview de François et Jean-Claude qu’on peut écouter en suivant ce lien : https://www.100komma7.lu/podcast/242474

L’exposition est visible au centre culturel Neimënster jusqu’au 17 mars, elle sera ensuite présentée au musée de la Résistance avant de voyager dans les écoles de la ville de Luxembourg.

Un nouveau livre de Jean-Claude Grumberg


La Plus Précieuse des marchandises
Un conte

Jean-Claude Grumberg

« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. »

Il y a quelque chose de bouleversant à voir Jean-Claude Grumberg, tenaillé par la peur de l’effacement de la mémoire, recourir au conte pour lutter contre l’oubli – le conte, cette forme qui s’exhibe comme fiction, mais qui s’est aussi imposée à travers les siècles comme la plus apte à se transmettre de génération en génération. Raphaëlle Leyris – Le Monde

Seuil
La Librairie du XXe siècle
109 p.

« Résistances juives » au Mémorial de la Shoah

Il y a avait beaucoup de monde la dimanche 18 novembre au Mémorial de la Shoah à Paris, pour assister à la présentation de quatre livres dont celui édité par notre association « Résistances juives, solidarités, réseaux, parcours ». Bernard Delpal a très bien mis en valeur cet ouvrage dont il a coordonnée la rédaction et l’édition avec Philippe Hanus. A cette occasion, nos travaux ont trouvé en sa personne un excellent porte-parole.

Les deux autres livres présentés étaient « Les Cévennes, histoire d’une terre de refuge, 1940 – 1944 » et « Nous devions le faire, alors nous l’avons fait » de Patrick Cabanel, et « La survie des juifs en France 1940 – 1944 » de Jacques Semelin.

La fondazione Villa Emma à Nonantola

Au cours du voyage mémoriel qui les a conduit d’Izeux à Moissac en passant par la visite du Chambon-sur-Lignon Maria Bacchi et Nella Roveri ont rencontré Jean Claude Simon. Ils ont évoqué des souvenirs et ont pris conscience que l’Italie a eu une maison, la villa Emma, dont le rôle a été pratiquement identique à celui de Moissac dans leur soucis de protection des enfants juifs lors de la guerre.

Une visite des lieux importants dans la mémoire juive de Moissac les a menés de la Place Shatta et Bouli Simon à l’Esplanade des Justes parmi les Nations ou elles ont montré un grand intérêt pour les 10 Justes moissagais.

Toutes deux ont été fort étonnées qu’aucun lieu à Moissac n’accueille le public pour l’informer de l’action menée pendant l’occupation nazie pour sauver les enfants juifs, et relaie ainsi le message d’espoir que porte la Maison des Enfants.

Fondazione Villa Emma.
Via San Rocco,19/a
41015 Nonantola (MO)
tel/fax 059 547195

segreteria@fondazionevillaemma.org
www.fondazionevillaemma.org

Présentation du livre « Résistances juives » à Moissac

L’historien François Boulet accompagne l’association depuis de nombreuses années. Cette fois encore il était avec nous pour participer à la présentation du livre « résistances juives »qui reprend les actes du colloque « Des villes et des Justes » que nous avions organisé il y a deux ans.

70 personnes avaient répondu à notre invitation, dont le maire de Moissac, Jean-Michel Henryot, son prédécesseur, Jean-Paul Nunzi, et le président de la communauté de communes Terres de Confluences, Benard Garguy.
François Boulet a établi un lien juste et subtil entre le Moissac de l’occupation nazie et celui d’aujourd’hui dans lequel les questions d’immigration se posent toujours. En rappelant la déclaration de Roger Delthil qui, en 1939, appelait les Moissagais à accueillir les flots de migrants pour ainsi rendre au monde ce que la solidarité du monde avait donné à Moissac après l’inondation de 1930, François Boulet a émis l’hypothèse que le fait fondateur du Moissac moderne c’est justement la catastrophe de l’inondation qui a forcé la ville à s’ouvrir au monde. Selon lui, sans cette lecture du passé récent, il est impossible de comprendre les tensions et les mouvements qui s’exercent aujourd’hui dans Moissac.

Une jeune fille de 18 ans peut-elle devenir une icône de la résistance ? La question s’est posée lors de la rencontre de Moissac, en mai 2016, ont la présente publication est le prolongement. Les participants ont réfléchi ensemble aux formes de résistance qui, en des lieux emblématiques de la métropole française, dont réussi à soustraire des adultes et enfants juifs à l’anéantissement entre 1940 et 1944.

Dans les trois lieux d’étude retenus (La Chambon-Sur-Lignon, Dieulefit et Moissac), peut-on avancer l’idée que la résistance armée joue un rôle dans le sauvetage ? A partir de situations concrètes et de témoignages précis, comment évaluer la place des personnalités et organisations juives dans le sauvetage des juifs ?

Cet ouvrage où se rencontrent études, témoignages, échanges, est le fruit d’un partenariat entre l’association Moissac ville de Justes oubliée et Réseau Mémorha.

François Boulet a participé à ce livre dont la coordination éditoriale a été assurée par Bernard Delpal et Philippe Hanus.

Voir les articles que la Dépêche du Midi a consacré à cette présentation.

Nous remercions chaleureusement Emmanuelle Gau, directrice de l’office de tourisme intercommunal Moissac Terres de Confluences qui a rendu possible l’organisation de cette présentation.

Il est possible de se le procurer pour la somme de 25€ (hors frais de port) en s’adressant à l’association.