RESPIRATION, le film qui donne la parole aux enfants de la Maison de Moissac

En 2019, Estelle Hemmami et Jean-Luc Becquaert ont rencontré 15 d’entre nous, sauvés à Moissac et ils ont enregistré leurs paroles. Ils ont demandé à Jean-Yves Laneurie d’être témoin de ce que nous avons vécu.
Le film s’attache à l’arrivée à Moissac, au traumatisme d’avoir été séparés de nos parents et de devoir brutalement vivre en collectivité. Il raconte la vie quotidienne avec ses joies et ses peines, les frustrations, les jalousies, la solidarité… il montre les  contradistions et la richesse de la vie que nous avons menée à Moissac. Et comment les destins des unes  et des uns se sont construits à partir de ce que Shatta et Bouli nous ont inculqué.

Dans ce film apparaissent Helga Borg-Eisenberg, Nicolas Ribowski, Bella Ribowski, Annie Weill-Raynal, Gisèles Adiges, Georges Rajchmann, Bernard Fride, Jean-Claude Simon, Ruth Hirschi, Simha Arom, Marcel Bijaoui, Henri Jouf, Albert Perelman, Maurice Laks et Max Wechsler.

Prêt depuis un an, RESPIRATION attendait la fin du confinement pour être présenté. Il sera à l’affiche du cinéma Concorde à Moissac fin septembre et les contacts sont en cours pour une diffusion dans une salle parisienne. Il est cependant déjà disponible en DVD dans des boutiques de Moissac et sur internet auprès du produceteur, La Petite Boite de Prod.

Tous les détails sur le site du film.

 

Roger Fichtenberg, disparition d’une grande figure de la Résistance juive

Roger Fichtenberg est mort le 22 septembre à Paris. Il était âgé de 96 ans.

Dès le début de la guerre, il s’est engagé dans la Résistance et très vite, il devint l’un de ses principaux membres dans le sud-ouest. Il a assuré la liaison entre les maquis et a dirigé les réseaux de protection des enfants juifs. Les enfants recueillis dans les maisons d’accueil, dont celle de Moissac, ont pu être cachés dans toute la zone sud grâce à l’action des équipes coordonnées par Roger Fichtenberg.

A la Libération, il a assuré l’administration provisoire du département du Lot-et-Garonne dans l’attente de la nomination d’un nouveau préfet.

Elu du XIème arrondissement de Paris, il n’a ensuite cessé d’agir pour la reconnaissance de la Résistance juive.

En 2016, il était revenu à Moissac pour participer au colloque « des villes et des Justes » et à cette occasion, nous avions pu enregistrer un entretien avec lui.

Roger Fichtenberg nous marqués par sa simplicité, sa modestie, son humanisme et sa grande gentillesse.

Il avait rassemblé ses souvenirs de résistant dans un livre édité en 2014 aux éditions Le Manuscrit. Serge Klarsfeld en avait rédigé la préface. (dans notre bibliographie)

La Maison de Moissac s’expose au Luxembourg

Notre exposition inaugurée en février au Luxembourg continue sa tournée dans le pays. Depuis le 3 septembre elle est visible au Musée National  de la Résistance à Esch-sur-Alzette.

Le témoignage de Rachel Tevel

Un film de Chaim Karger visible sur Youtube. Il évoque la Maison de Moissac et donne la parole à Rachel Tevel qui y a passé la guerre. Elle parle de Shatta et Bouli, de la vie à Moissac, du planquing ensuite et de son départ pour la Palestine grâce à l’intervention du Joint.

La Maison des Enfants de Moissac s’expose à Luxembourg

A l’initiative de l’association Memoshoah, une exposition consacrée à la Maison des Enfants juifs de Moissac a été inaugurée le 28 février au centre culturel Neimënster à Luxembourg.

François Boulet et jean-Claude Simon ont ensuite donné une conférence sur la Maison de Moissac et les conditions qui ont permis aux enfants de traverser la guerre malgré l’occupation de la France par les Nazis.

A cette occasion Radio 100,7 a diffusé une interview de François et Jean-Claude qu’on peut écouter en suivant ce lien : https://www.100komma7.lu/podcast/242474

L’exposition est visible au centre culturel Neimënster jusqu’au 17 mars, elle sera ensuite présentée au musée de la Résistance avant de voyager dans les écoles de la ville de Luxembourg.



Un nouveau livre de Jean-Claude Grumberg


La Plus Précieuse des marchandises
Un conte

Jean-Claude Grumberg

« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. »

Il y a quelque chose de bouleversant à voir Jean-Claude Grumberg, tenaillé par la peur de l’effacement de la mémoire, recourir au conte pour lutter contre l’oubli – le conte, cette forme qui s’exhibe comme fiction, mais qui s’est aussi imposée à travers les siècles comme la plus apte à se transmettre de génération en génération. Raphaëlle Leyris – Le Monde

Seuil
La Librairie du XXe siècle
109 p.

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