Hommage à Simha Arom

Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris va consacrer une journée d’hommage à Simha Arom, le 1er février prochain.

A 33 ans, alors qu’il était soliste à l’orchestre symphonique de Jérusalem, il décide de répondre à l’invitation du gouvernement centrafricain qui lui demande de créer une fanfare à Bangui. Il va alors se passionner pour les musiques traditionnelles et entamer un patient travail de collectage, de préservation et d’analyse.

Pendant plus de quarante ans, il se consacre à l’étude des rythmes, des échelles et des techniques polyphoniques utilisés dans ces musiques, forgeant, pour son propre usage d’abord, de nouveaux outils pratiques et conce ptuels .

Grâce à ses outils méthodologiques et à ses concepts d’analyse novateurs, Simha Arom a largement contribué à faire de l’ethnomusicologie une science à part entière. Ses travaux , qui portent pour l’essentiel sur les musiques de Centrafrique, mais aussi sur celles de Grèce ou de Géorgie notamment, ont inspiré et inspirent encore de nombreux chercheurs ainsi que des compositeurs contemporains comme Luciano Berio, György Ligeti, Steve Reich ou encore Fabien Lévy .

Vous trouverez ici le programme de cette journée.

Présentation de la « Petite Histoire de Moissac »

Nous avons annoncé cette rencontre avec notre ami François Boulet qui est venu présenter son livre « Petite Histoire de Moissac ». François considère que ce que Shatta et Bouli ont fait, en particulier à la Maison du quai du Port, est un moment important de l’histoire moissagaise et il ne manque jamais de nous associer à ses conférences, articles, communications sur cette ville qui l’a vu naitre et qui nous est chère.

Voici la photo des participants à cette rencontre du 16 décembre, dont nous étions au nom de l’association.

François Boulet à Moissac les 16 et 17 décembre

Notre ami François Boulet sera à Moissac pour présenter son dernier livre « Petite histoire de Moissac » paru aux éditions Cairn. Le samedi 16 décembre à 15h30, il sera au centre culturel de Moissac pour une conférence débat, et le dimanche 17 décembre à 9h30 il dédicacera son livre à la librairie Chaumerliac.

Laissons l’auteur présenter son livre :

« Notre cité en 2017 mérite une « petite histoire de Moissac », sérieuse et humble. Le défi est important : reprendre en 100 pages l’historiographie des 500 livres et articles écrits par tous les amateurs d’histoire et historiens de notre cité depuis les tous premiers moines. La Préhistoire et l’Antiquité, l’histoire glorieuse de l’abbaye bénédictine puis clunisienne au Moyen Age, l’Ancien Régime des rois de France aux grains, le XIXe siècle à travers la politique, le train et le chasselas naissant, le long XXe siècle avec ses affres – de la crue du 3 mars 1930 aux guerres mondiales – et ses joies méritent, tout à la fois, un bilan d’étape, un approfondissement et une synthèse.

Quelle joie de rassembler pour l’occasion de la présentation de l’ouvrage le 16 décembre prochain, tous les amis de l’histoire de Moissac et ils sont nombreux à travers les associations « Culture de Moissac »  «  Mémoire et Patrimoine » , «  Moissac, ville de Justes oubliée » . Ce petit livre est donc aussi l’histoire d’une amitié, d’une fidélité, d’une curiosité et de joie : d’abord avec Jean-Paul Nunzi et Frédéric de Gournay; ensuite la fidélité à un pays ancestral paysan et urbain, multiséculaire, très attachant; enfin mieux comprendre ce passage si important d’une histoire sacrée, religieuse, merveilleuse à une vie profane, séculière, vivante, devant le tympan et l’Eternel de Moissac, qui transcendent nos petites vies comme l’écrit remarquablement et obstinément l’écrivain André Malraux à travers plus d’une centaine de citations.

Résumons-nous: mieux connaître l’histoire de Moissac permet de mieux vivre avec ses proches, l’humanité d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Aujourd’hui au début du XXIe siècle, tout le monde le ressent : nous sommes à la croisée des chemins à Moissac. La leçon de sa petite histoire peut nous apporter, sérieusement et c’est toujours nécessaire, un peu d’apaisement dans nos vies de contemporains moissagais via un optimisme raisonné millénaire. Autrement dit, l’histoire de Moissac peut rendre un témoignage d’une vie collective heureuse. Ce n’est donc pas un mince défi, intellectuel et moral, que nous vous proposons: la passion de l’histoire de Moissac pour mieux dire sa joie d’être vivant, au vu de tout ce qu’ont fait les anciens et les ancêtres, d’être nous-mêmes, ensemble, afin de choisir le bon et beau chemin moissagais de nos vies. »

La Maison de Moissac sous la Coupole !

Bernard Delpal qui avait dirigé le colloque « des villes et des Justes » en 2016 participera ce lundi 11 décembre, à l’Institut de France, à une rencontre scientifique sur le thème du sauvetage des juifs en France sous l’occupation nazie. Il y parlera de la Maison du quai du Vieux Port et insistera sur le caractère exemplaire de ce qui y a pu s’y faire. Bernard devient un de nos meilleurs ambassadeurs dans le monde des historiens et nous le remercions.
La Maison a ouvert le 5 décembre 1939, il y a juste 78 ans !

Jean-Claude Grumberg à l’affiche

Il reste quelques jours pour applaudir « ça va » , le texte de Jean-Claude Grumberg mis en scène par Daniel Benoin avec Pierre Cassignard, François Marthouret et Eric Prat au Théâtre du Rond Point.
Jusqu’au 3 décembre : voir le site du théâtre.

« L’être ou pas« , interprété par Pierre Arditi et Daniel Russo avait connu un grand succès à Paris et avait valu à Jean-Claude une nomination aux Molières. Le spectacle est en tournée et fera une halte à Montauban. Théâtre Olympe de Gouges le 3 décembre.

Patrick Deville évoque la maison de Moissac

Taba-Taba est un curieux livre. Roman, fresque historique, récit de voyage, recueil de pensées… c’est un peu tout ça en même temps ou tour à tour. Un chapitre est consacré à Moissac, il y parle de la maison du quai du vieux port, il évoque la mémoire de Jean Hirch et se recueille place Shatta et Bouli Simon…

A lire pour cette halte dans l’espace et le temps…

Patrick Deville
Taba-Taba
Seuil