les enfants de Moissac
catherine lewertowski

Catherine Lewertowski est médecin, chargée de mission à la Fondation de France, auteur, avec Tobie Nathan, de « Soigner, le virus et le fétiche » (Odile Jacob, 1998). A partir des archives de la Maison de Moissac et des témoignages de ceux qui y ont vécu, elle a voulu raconter l’histoire d’un sauvetage ignoré et inspirer ceux qui, en France ou ailleurs, travaillent auprès d’enfants déracinés et meurtris. Une première cersion du livre qui s’intitulait «Morts ou Juifs» retraçait aussi l’histoire de cette Maison de Moissac, où plusieurs centaines d’enfants ont trouvé un abri sûr, sous le patronage de Shatta et Bouli Simon, et la silencieuse complicité de toute la ville.

Pour Jean-Claude Simon, ce livre a déclenché l’envie de créer l’association et d’œuvrer à la mémoire de cette dramatique et merveilleuse aventure qui a permis de sauver plus de 500 enfants.

L’association a participé à l’édition en Israël de la traduction de ce livre en hébreu.

moissac 1939 – 1945
françois boulet

François Boulet est né à Moissac, il est historien et a écrit de nombreux ouvrages, entre autres sur la Résistance et le rôle des protestants dans le suvetage des juifs. Il a publié plusieurs livres sur sa ville natale dont une « Petite histoire de Moissac » qui un livre de petit format mais une analyse profonde des origines religieuses de la ville jusqu’à ce qu’elle est aujourd’hui.

François Boulet est un proche de l’association, il est de toutes les manifestations même quand son emploi de temps chargé l’oblige à jongler avec les transports. Il a participé aux deux colloques, il était avec nous à Luxembourg, il vient présenter ses livres, en 2024 il a fait une apparition pour participer aux rencontres organisées par l’ONAC.

Deux livres relatent la place que la Maison des enfants juifs tient dans l’histoire locale et dans l’histoire de la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Réunis sous le titre « Moissac 1939 – 1945 », le premier volume s’appelle « Cité de Justes » et le second « Résistants, Justes et Juifs ».  Ces deux livres sont indispensables par leur précision, leur érudition et le grand nombre de sources citées.

j’avais oublié
nicolas ribowski

Né en 1939, Nicolas Ribowski est un des plus jeunes enfants sauvés à Moissac. Il a eu une brillante carrière en tant que réalisateur au cinéma et à la télévision, et il a voulu raconter son histoire de la Maison des enfants de Moissac. Bien sûr, trop jeune à l’époque, il avait tout oublié. Et il en a fait un film qu’on peut voir ci-dessous. A droite, il évoque  avec Simha Arom et Christian de Montbrison les raisons qui l’ont poussé à réaliser son film.

respiration
estelle hemmami & jean-luc becquaert

Quand en 1951, les enfants juifs devenus adultes ont quitté Moissac, les Moissagais ont oublié, ou plutôt de la même façon qu’ils s’étaient tu pendant l’occupation de la France par les nazis, ils n’en ont pas parlé : sauver des enfants, c’est tellement normal.

En 2013 et 2016, lors des colloques organisés par l’associaiton, Estelle HEMMAMI et Jean-Luc BECQUAERT avaient rencontré certains de celles et ceux qui avaient survécu grâce à la Maison de Moissac. Ils avaient été particulièrement marqués par la volonté, la force qui émanaient de ces personnes. Presque toutes disaient qu’elles avaient été heureuses dans cette maison ; toutes ont eu un destin, parfois hors du commun.

L’idée d’un film est née de là. Les témoignages étonnants, émouvants, drôles, précis dessinaient d’eux-mêmes un scénario.

Certains disaient ”vous venez un peu trop tard, beaucoup d’entre nous sont partis”. Mais le temps d’aujourd’hui est pourtant celui qui a le plus besoin de cette histoire. Ce film arrive au bon moment. Dans un climat de retour des fascismes, alors que les différences s’exacerbent, que le refus de l’autre semble à nouveau la norme et que tous les repères volent en éclats, il faut raconter que dans une petite ville de Tarn-et-Garonne, il y a 80 ans, des gens que tout opposait ont permis à des enfants de survivre, que ces enfants dont la plupart ignoraient où leurs parents avaient été assassinés se sont épanouis grâce aux préceptes de l’éducation populaire au point de trouver leur place dans le monde.

Dans ce monde dont on annonce la fin comme une catastrophe, il semblait crucial aux deux auteurs de raconter une histoire cruelle, injuste, heureuse et gaie. Qui donne envie d’espérer, à condition toutefois de forcer cet espoir. Une histoire qui finit bien à force de solidarité et d’amour.

Le site web de RESPIRATION

Toutes les deux ont passé une partie de leur enfance à la Maison de Moissac. L’une vit à Toronto, l’autre en Israël, la première a raconté ses souvenirs dans un livre de Kathy Kacer traduit en plusieurs langues, la seconde dans une interview à la télévision. Chacune à sa façon, elles disent leur vie à la Maison de Moissac.

Edith gelbard – schwalb

rachel hubel – tevel

brigitte stora
la fabrique de l’histoire

Elle est journaliste et s’est passionné pour la Masison de Moissac, comme elle nous l’avait dit à l’occasion du colloque de 2016. Elle y a consacré une émission sur France Culture et un chapitre de son livre « Que sont mes amus devenus ? ».